Avant de lancer la curée, je tiens absolument à souligner le professionnalisme et la compétence des attachés de presse Sega. Tout d’abord, ils me gavent régulièrement de Burger King et de Dr Pepper, ce qui leur assure ma sincère amitié pour la vie. Mais je ne veux pas parler de ça.
Je trouve essentiel de signaler qu’ils font leur boulot dans les règles de l’art et, surtout, jusqu’au bout :
qu’il s’agisse d’excellents jeux comme la série
des Total War, de trucs sympathiques comme Condemned ou de véritables navets qui resteront dans les annales du foutage de gueule, ces employés modèles nous envoient les jeux à l’heure pour le bouclage, sans même essayer de faire sortir les canards boiteux en douce. J’en connais d’autres qui devraient s’inspirer de cette honnête philosophie. Allez, trêve de compliments, revenons à nos boîtes de conserve. Iron Man est un gros bourge fétichiste qui, déçu par le latex et le spandex, a décidé de faire évoluer ses goûts vers le fer blanc et les néons. Iron Man est un film franchement réussi qui mérite le prix de sa place de cinéma. Iron Man est un excellent jeu dont le portage respecte parfaitement le monde PC : une de ces trois affirmations est fausse. Et ce n’est pas la plus extravagante, contrairement à ce que vos esprits cartésiens vous soufflent dans le cortex.
Ironie.
Le beat-them-all est un genre rare sur PC. Le beat-them-all où il est possible de voler et de lancer des tanks l’est encore plus. Mais ça ne suffira pas pour attirer ma pitié. Oh que non. Iron Man fait partie de ces rares jeux qui, non contents d’être insultants pour la licence qu’ils exploitent, sont aussi un véritable affront envers le joueur et le support sur lequel ils tournent. Et aussi envers les petits animaux mignons et rigolos, les cathos de gauche, les minorités opprimées, les handicapés, les pauvres qui cherchent à s’en sortir et les gens qui ont sacrifié leur vie pour une bonne cause. Autant dire qu’Iron Man est une attaque frontale contre les fondements de notre société. Adapté d’une version PS2 qui ressemble à un truc produit à la préhistoire de la PS1 ou de la N64, avec aplats de couleurs, palette comprise entre ocre et verdâtre en lieu et place des textures, modèles en monogones (des polygones mais pas nombreux du tout), cette chose s’impose comme une référence de la laideur sur PC. Et son gameplay ne risque pas de tirer l’ensemble vers le haut.
J’évoquerai des niveaux linéaires aux objectifs passionnants (passer dans des cerceaux, casser des trucs, tuer des gens) assaisonnés d’une répétivité directement piquée aux
chaînes de montage de Boulogne-Billancourt. Évidemment, le fan d’Iron Man se précipitera sur le jeu histoire de pouvoir manipuler plein de jolies armures différentes depuis la Mark One jusqu’à la HulkBuster en passant par d’innombrables modèles chelou. À moins qu’il se précipite plutôt sur les pages jaunes internationales, un GPS et une carte du monde, histoire de débusquer les programmeurs ayant commis cette horreur afin de leur expliquer ce qu’il en coûte de se foutre des gens à ce point à l’aide d’un bâton pointu, d’un fourmilier et de six litres de soude caustique. Et comme j’aime rendre service : faut chercher du côté de la ville de Montréal au Québec.
Il faut commander sa langue de bœuf chez un bon tripier, puis la nettoyer. Pensez à la racler avec un couteau avant cuisson et faites cuire avec des oignons piqués de clous de girofle, un bouquet de thym et quelques feuilles de
laurier durant 30 minutes. Laissez refroidir jusqu’à ce que la langue se fige, retirez le gras, filtrez le bouillon puis ajoutez des câpres, des cornichons et un peu de vin blanc sec. Relancez la cuisson avant d’incorporer du beurre et de la farine. Suggestion de présentation : à la poubelle ou dans la boîte aux lettres d’un studio à l’origine
d’un jeu moisi.