Serveurs

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VAC securedO'bannon
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VAC securedBoyle
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VAC securedCraven
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Nom Score
Sheraf 7
Guybrush 6
Shlaguevuk 6
Zib 4
Cubbe 4
Murrue 4
[CPC] Philéas Frogg 3
[Yipikae]...RoOlfenstein 3
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VAC securedWood
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VAC securedLeconte
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Stats TF 2

classe_image
Soldier
=FRED@TOR=
9014 kills
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Medic
[CPC] Boitameuh
717 kills
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Demoman
nameless65
10389 kills
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Scout
Nesquik
2252 kills
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Engineer
Duke-n...
2279 kills
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Pyro
[CPC] Freudeube...
7945 kills
classe_image
Spy
[CPC] Mr.Ike
6308 kills
classe_image
Sniper
[CPC]DroSoPhiLe
5963 kills
classe_image
Heavy
[CPC] Caillou
4787 kills
Sous le soleil, de bons dégâts
Le nouveau moteur graphique EGO gère parfaitement les dégâts et la physique des objets. Par exemple, lors de la négociation moyennement talentueuse de ce virage de merde, les pneus permettent d’absorber correctement l’énergie cinétique sans trop détruire l’avant de la voiture. Les bouts de carrosseries traînant sur la route pourront être à l’origine d’autres accidents qui feront la joie des spectateurs.





Il fut une époque où les jeux de voitures avaient le vent en poupe. Les simulations de F1 foisonnaient et chaque éditeur possédait au moins un jeu de caisse à son catalogue. Et puis, on ne sait pas pourquoi, les ventes se sont taries, les joueurs se détournant peu à peu du genre et les éditeurs renonçant à payer un prix toujours plus exorbitant pour des licences officielles.
Codemasters fait partie de ceux qui n’ont jamais lâché le morceau avec la sortie régulière de deux produits : la série des Colin McRae pour les amateurs de rallye et TOCA reprenant les épreuves de Grand Tourisme. GRID fait partie de cette seconde catégorie et délaisse le côté tout-terrain occupé par DiRT, la dernière version de Colin McRae. Comme chaque nouvelle version de jeu, GRID se base sur un nouveau moteur graphique exploitant le plus efficacement qu’il soit les possibilités des machines actuelles. Répondant au nom modeste de EGO, ce moteur introduit une nouvelle gestion des déformations et des effets graphiques très "Next-Gen". Et c’est bien là son point fort.
L’aspect graphique de GRID vaut à lui seul que l’on s’y intéresse. Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de télécharger la démo mais jamais un jeu de caisse n’aura été aussi impressionnant. Les décors sont pour la plupart très fournis et chaque voiture possède un nombre de détails incroyable aussi bien à l’extérieur qu’en vue interne. Les effets de lumière associés au flou renforçant l’impression de vitesse donnent une impression de réalisme jamais obtenue jusque-là. Mais le plus spectaculaire reste encore la gestion des col-lisions, chaque partie de véhicule paraissant composée de centaines de polygones tant elle se déforme avec une immense précision. Des bouts de carrosserie se détachent pour devenir de traîtres obstacles sur la piste et les sensations retranscrites par un volant à retour de force lors des chocs sont plus vraies que nature.
On ressent vraiment le poids du véhicule et la tôle ne se froisse pas juste pour faire joli mais absorbe bien l’énergie cynétique liée aux chocs. Il en est de même pour les protections placées au bord de la route, la gravité d’un accident dépendant surtout de la nature de l’obstacle rencontré. Votre caisse viendra s’enfoncer dans un tas de pneus alors qu’elle rebondira contre une barrière de sécurité. EGO est vraiment le moteur le plus abouti à ce jour et Codemasters a parfaitement su l’exploiter et le mettre en scè-ne, surtout lors des ralentis où de nombreuses vues caméra épaule (qui bougent légèrement au passage des voitures) vous montreront l’action avec un réalisme complètement hallucinant. Mais, vous en conviendrez, l’aspect visuel ne fait pas tout, voyons quel jeu se cache derrière.

Permis de jouer. GRID propose deux modes de jeu : les courses à l’arrache dans lesquelles vous pourrez sélectionner le circuit et le véhicule de votre choix parmi la cinquantaine que comporte le jeu, et le "monde de GRID" qui n’est autre que le mode carrière dans lequel vous progresserez pour débloquer les niveaux suivants.
Ce mode évolue tout le temps d’une version à l’autre et ce nouveau volet de TOCA introduit quelques idées intéressantes. La première, c’est que vous allez pouvoir monter votre propre écurie et embaucher un second pilote ayant sa propre voiture. La seconde est une prise en compte de la difficulté dans la vitesse de progression, le joueur choisissant le moins d’aides au pilotage profitant d’une plus grande réputation et de revenus plus conséquents.
Et ce sont là deux points importants : les points de réputation vous permettent de débloquer les trois permis de chaque continent (États-Unis, Europe et Japon) et le fric d’accéder aux six épreuves contenues dans chacun d’entre eux. Vous débutez donc comme simple grouillot en répondant aux offres de différentes écuries. Après une bonne dizaine de courses, vous posséderez la réputation et l’argent nécessaires à l’ouverture d’un garage et à l’achat d’une première voiture. C’est à partir de là que les choses sérieuses commencent.

Les accidents sont très spectaculaires et la gestion des déformations frise la perfection. On sent littéralement la tôle se froisser en absorbant les chocs bien que, mécaniquement parlant, on reste loin de la simulation, la voiture pouvant encaisser un nombre de chocs impressionnant avant d’entraîner la défail-lance d’un organe vital comme la direction.
Lorsque votre pécule sera suffisant, vous pourrez acquérir un garage plus volumineux et y placer un second véhicule. Viendra alors le temps de jouer les chasseurs de tête pour repérer les pilotes ayant de bons résultats et vous adjoindre ses services. Avoir un bon coéquipier permet d’engranger des points en équipe et d’augmenter les
revenus liés aux sponsors.

Impossible d’ignorer les nombreuses pubs eBay qui jalonnent les circuits. Mais pour une fois, le sponsor a un sens puisqu’il vous sera possible d’acquérir des véhicules d’occasion via le fameux service de vente en ligne. Un bon moyen d’obtenir une voiture performante sans se ruiner, l’argent restant pouvant servir à se payer les services d’un coéquipier compétent.
Une pression ininterrompue.
Vous pourrez alors choisir la couleur de votre écurie en peignant votre caisse et en la décorant de quelques autocollants bien ringards. S’engage alors une course effrénéevers le haut du podium en enchaînant les épreuves les unes derrière les autres, à la différence près que l’exercice ne paraît pas aussi monotone que dans certains autres jeux. La première raison, c’est que le type d’épreuves s’annonce assez varié. Hormis les classiques courses GT, vous participerez à du Drift en un contre un, très en vogue au Japon et consistant à faire les plus longs dérapages possible ; à des courses de montagne, là aussi très prisées au pays du Soleil Levant et dans lesquelles deux voitures se tirent la bourre en deux manches, sachant que celui qui est derrière n’a en aucun cas le droit de toucher celui qui est devant sous peine d’écoper de 2 secondes de pénalité ; à des courses de ville se déroulant pour la plupart sur le continent américain et avec des "muscle cars" ; à des épreuves de stock-car où tous les coups sont permis ; et aux 24 heures du Mans ramenées pour l’occasion à une douzaine de minutes. Cette dernière épreuve clôture chaque saison et entérine de lapin votre classement constructeur et pilote. En variant les épreuves et en les limitant à 3 ou 5 tours de piste pour la plupart, GRID impose un rythme d’enfer sans toutefois tomber dans le défaut classique consistant à faire des courses de plus en plus longues et de plus en plus répétitives. Mais comme nous le verrons plus loin, ce choix n’est pas dénué de défauts. Plus vos résultats seront bons, plus vous obtiendrez de propositions de sponsors pour toujours plus de brouzoufs. Attention toutefois, car les sponsors les plus rémunérateurs sont souvent les plus exigeants. Beaucoup d’épreuves possèdent aussi un second objectif, une sorte de défi, lui aussi rémunéré. Vous devrez par exemple finir devant Toto la menace ou éviter tout contact pendant la course afin de toucher un bonus important. Arrivé à un certain stade de notoriété, vous pourrez acheter un garage plus imposant afin d’y stocker un second véhicule. Dès lors, il vous faudra embaucher un pilote géré par l’I.A. qui viendra augmenter vos revenus et ajouter des points constructeurs. Les salaires varient de 0 à plus de 900 000 euros par saison avec un intéressement à chaque course selon les capacités du gars. Autant dire que vous aurez intérêt à surveiller le tableau de classement des pilotes pour repérer l’I.A. la plus efficace, ce qui nous amène à parler de l’action en elle-même.
Une bonne I.A. pour une fois. Lors de notre À venir du numéro 170 de Canard PC, j’émettais quelques réticences quant à la qualité de l’I.A. qui me paraissait trop agressive. Les pilotes que l’on percutait avaient la fâcheuse tendance à vouloir se venger et à vous sortir de la piste dès qu’ils en avaient l’occasion. Le défaut paraît avoir été corrigé puisque seuls quelques opposants particulièrement rancuniers chercheront désormais à se venger. GRID étant assez orienté arcade et les chocs fréquents, cela constituait un défaut assez gênant. La conduite, elle, n’a pas varié et constitue un progrès par rapport à DiRT où le comportement de la voiture nous semblait parfois étrange, les roues paraissant pivoter autour d’un axe central à basse vitesse. La physique des caisses s’avère ici presque parfaite, les sensations de conduite étant vraiment très bien rendues, surtout avec l’utilisation d’un volant à retour de force. Les puristes pourront également ajouter à la difficulté en supprimant les trois aides au pilotage : l’anti-dérapage, l’anti-patinage et l’anti-blocage des freins. Maîtriser la voiture devient dès lors très difficile mais ô combien plaisant avec le temps. Il est juste regrettable que le jeu ne permette pas vraiment de profiter de ses talents de conducteur, les parcours étant trop courts comme nous en faisons le reproche plus loin. Pourtant, tout n’est pas parfait au pays de GRID. Le jeu reste incontestablement prenant mais on regrette qu’il ne soit pas plus complet.

Un multi un peu pauvre. Parlons d’abord du mode multi, fonctionnel mais un peu limité à notre goût. GRID accepte jusqu’à 12 joueurs en réseau local ou via Internet. Le principe est le même que pour un FPS ou un RTS : soit vous rejoignez une partie, soit vous créez vous-même votre session. Les choix sont assez restreints puisqu’il est impossible d’organiser un grand prix de plusieurs épreuves.
Vous pourrez définir le continent, sélectionner le circuit, le nombre de tours à effectuer et autoriser la gestion des dégâts et même pénaliser les meilleurs en favorisant la vitesse de pointe des retardataires. Une option intéressante en multi qui n’existe heureusement pas dans le jeu solo. La bonne nouvelle, c’est que le moteur réseau assure pas mal, les collisions étant bien gérées et le lag pratiquement inexistant. On a également droit à un système de classement officiel permettant de mesurer vos temps au tour avec ce qui se fait de mieux sur la planète. Notez que Codemasters avait organisé un concours autour de la démo console pour gagner une BMW M3, remportée selon mes sources par un Français ayant effectué le tour de Jarama en 1 minute 13 secondes et 46 centièmes. En revanche, je ne saurais vous dire si l’on peut jouer en réseau entre un PC et une console mais le jeu paraissant identique d’une version à l’autre, il n’y a pas de raison. Un mode réseau assez simpliste donc, mais qui a le mérite de très bien fonctionner.
On s’y croirait
Dans le genre "je t’en mets plein la gueule", les ralentis de GRID sont ce qui se fait de mieux. Le réalisme est tout simplement saisissant, au point qu’un poivrot ne pourrait faire la différence avec une retransmission télé. Honnêtement, ça déboite sec côté visuel. On regrette cependant l’absence d’une option de sauvegarde des ralentis, ne serait-ce que pour montrer quelques accidents très spectaculaires aux personnes sachant apprécier un bon moteur 3D.



La vue cockpit, pour les pros
La version actuelle de GRID ne supporte pas le Track IR contrairement à DiRT (que l’on peut voir en action ici ). Il faut donc définir deux touches pour regarder "brusquement" à droite et à gauche, ce qui s’avère assez inexploitable en pleine action, à moins d’utiliser un pad avec deux joysticks analogiques, auquel cas vous pourrez balayer progressivement le champ visuel. La vue cockpit reste le point de passage obligatoire pour marquer plus de points, le mode "pro" vous interdisant de changer de caméra.



Et un. GRID possède d’indéniables qualités qui justifient pleinement son acquisition. Mais la féroce envie de progresser dans le jeu s’essouffle malgré tout après une bonne poignée d’heures de conduite. La perfection visuelle et le comportement plaisant des véhicules nous poussent à en vouloir toujours plus et de ce côté-là, on reste sur notre faim. Comparé à d’autres produits, il manque clairement quelques bouts de programme par-ci par-là pour faire de GRID la référence incontournable. Primo, il n’existe pas d’apprentissage des circuits en mode carrière. Vous enchaînez des petites courses dépassant rarement trois tours de circuit sans la possibilité de reconnaître le tracé et de vous qualifier sur la grille.
Vous n’avez donc qu’un tour pour découvrir les pièges de la piste, et comme le mode pro vous interdit de recommencer la course ou d’utiliser la relecture instantanée, la frustration de ne pouvoir donner le meilleur de soi-même se fait sentir. De plus, sur les épreuves se déroulant en plusieurs manches, la seconde est toujours différente de la première, le circuit se pratiquant en sens inverse la plupart du temps. Là encore, impossible de mettre à profit son expérience précédente. Les variations pour chaque tracé étant nombreuses, il faut souvent attendre longtemps pour tomber sur une épreuve se déroulant en terrain connu. Autre grief, l’absence de stands. Sur la seule grande course de plus de 10 minutes que sont les 24 heures du Mans, on aurait aimé pouvoir retourner au stand pour corriger un défaut de direction apparu lors d’un choc juste après le départ. Dans le même registre, les puristes auraient apprécié de pouvoir modifier un minimum de paramètres mécaniques comme l’étalonnage de la boîte de vitesses ou, comme dans Gran Turismo, la possibilité de "tuner" sa voiture. Point de ça ici.
Vous devrez vous contenter de changer la couleur et le motif de la carrosserie. La somme d’argent accumulée ne sert donc qu’à acheter des voitures un peu à l’aveuglette, les seuls renseignements donnés se résumant à des notes sur cinq points de sa vitesse maximum, son accélération, son adhérence et son freinage. La présence de stands et de courses plus longues auraient aussi permis d’élaborer des stratégies de courses, surtout en la présence d’un coéquipier. Qu’on se le dise, il existe dans GRID un potentiel totalement inexploité qui pourrait en faire un concurrent sérieux de Gran Turismo. Enfin, bien qu’il ne s’agisse là que d’une option accessoire, il aurait été intéressant de pouvoir sauvegarder les ralentis tant ceux-ci peuvent être impressionnants. Tout cela est d’autant plus frustrant que le reste est réellement prenant. Jamais un jeu n’aura apporté un tel confort visuel et le réalisme de la conduite n’a pas grand-chose à envier aux meilleurs jeux du genre, même si la série des GTR de Simbin reste incontestablement un cran au-dessus niveau simulation. On croise les doigts pour qu’une future suite s’enrichisse de quelques options empruntées à Gran Turismo, histoire de lui donner un peu plus de profondeur.
GRID marque incontestablement un pas dans les jeux de caisses. Le graphisme est époustouflant, renvoyant tous ses concurrents des années en arrière et le rythme infernal imposé par le mode carrière tient le joueur en haleine de longues heures durant. Dommage que ce "nouveau TOCA" n’implique pas davantage le joueur dans le scénario, le laissant enchaîner les courses les unes après les autres sans lui laisser le temps de se perfectionner, surtout avec un tel moteur graphique. N’allez pas croire pour autant qu’il ne mérite pas ses 50 euros, l’expérience est de taille.
Lord Casque Noir
8/10