Grand-messe biannuelle dédié à la gloire d’Intel, l’IDF (ou Intel Developer Forum) est l’occasion de faire le point sur les futures technologies qui verront le jour quelques mois ou quelques années. Comme tout grand média international, Canard PC participait à cet événement qui se déroulait cette année à Shanghai, en Chine. L’occasion de vous faire un topo complet sur les informations plus ou moins officielles qui sont parvenues à nos oreilles.
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Pour cette édition, nous avons choisi de publier un compte-rendu sous forme d’un article regroupant tous les sujets abordés. Celui-ci sera l’occasion de faire un récapitulatif complet sur les futures technologies en cours de développement dans les centres de recherche d’Intel. Cette année, l’accent était mis sur les mobiles, ultra-mobiles et autres MIDs ainsi que sur le successeur des microprocesseurs Core 2 actuels, connu sous le nom de code Nehalem. Si l’IDF de Shanghai n’a pas connu d’annonces fracassantes, de nombreuses précisions sur les évolutions à venir pour les 18 prochains mois nous ont été communiquées. C’est ce que nous verrons dans les pages suivantes. A noter qu’afin de rendre ce compte-rendu plus agréable à lire, nous avons choisi de condenser les informations en sous-catégorie et de ne publier que les slides les plus représentatifs. Mais avant de parler Hardware, parlons tourisme. Le Chine est un pays charmant, mais assez surprenant pour le touriste occidental qui y met les pieds pour la première fois. La bas, le chômage n’existe pas, ou presque. Le gouvernement local ayant trouvé depuis longtemps le moyen d’éradiquer ce fléau capitaliste. |
On ne sera donc pas surpris de trouver des dizaines d’ouvriers en train de désherber des terrains vagues à la main ou d’autres se démenant à casser les dalles de béton d’une ancienne autoroute à l’aide de burins et de marteaux.
Côté architecture, comme souvent, les constructions ultramodernes côtoient les habitations nettement plus modestes. Le Shanghai des cartes postales n’étant bien sur réservés qu’aux plus aisés. On constate toutefois une certaine audace dans la construction des gratte-ciels récent, qui contraste nettement avec l’ancienne architecture, nettement plus « soviétique ».
Inutile de chercher à retrouver la "vieille ville", celle-ci a été entièrement rasée ces dernières décennies et il n'en subsiste presque rien. Seul un quartier pour touriste a été reconstitué sur la base des anciennes bâtisses. Comme on peut s’en douter, celui-ci fleure bon le pastique et le préfabriqué. Côté gastronomie, Shanghai offre de nombreuses spécialités, toutes très éloignées des restaurants dits « chinois » que l’on trouve en France. Conclusion : pour peu qu’on choisisse correctement son établissement, la cuisine locale est excellente. Bien sur, les estomacs d’occidentaux seront bien avisés d’éviter les petites gargotes, sous peine de turista aigue.
Je ne vous parlerais pas ici des trois enseignes américaines (MacDo, KFC, Pizza Hut) qui pullulent tous les 300 mètres en moyenne à Shanghai, mais le Big Mac Index ne vole pas bien haut : le menu « large » ne dépasse pas les 2 €. Parlons maintenant shopping. Les boutiques sont ici regroupées dans des "Mall", sortes de grands supermarchés à plusieurs étages dédiés à un seul type de produit. C’est aussi le cas pour l’électronique grand public. A titre de comparaison, le Surcouf de Daumesnil, plus grand magasin informatique en France, ressemble à une modeste arrière boutique par rapport à ces gigantesques centres commerciaux.
Les prix pratiqués pour les composants sont à peine inférieurs à ceux que l'on peut trouver à montgallet. Par contre, côté portable et appareil photo, les tarifs après négociation (obligatoire) peuvent diminuer de 50%. Bien sur, cela n’est que la façade « officielle » du commerce local puisqu’il suffit de s’enfoncer un peu dans la ville pour trouver des petites échoppes proposant des sacs de sports « Adidus », des mallettes « Louis Vuiton » ainsi qu’un lot impressionnant de fausses Rolex. Tout cela pour quelques euros et collé à un commissariat de police.
Le clone d'iPhone se négocie ainsi à moins de 100€. On trouve aussi des bizarreries comme ces clés USB « Sony » de 32, 64 et même 120 Go ! L’arnaque est ici nettement mieux élaborée puisque ces clés sont bien reconnues comme des versions 120 Go, même après formatage avec vérification des secteurs. Bien sûr, impossible de copier, puis de relire une telle quantité de donnée...