Mais qui est Brenda Brathwaite ? Une femme pour commencer, qui travaille depuis un bout de temps dans le secteur de jeux vidéo et a œuvré sur des titres comme Wizardry et Jagged Alliance. Et il se trouve qu'elle était invitée à la... vous savez j'en suis sûr... la GDC oui, pour parler sexe et jeux vidéo, et qu'elle a tiré la sonnette d'alarme, probablement en faisant retentir sa "rape horn".
Ne paniquez pas, le discours n'était pas puritain et visait plutôt à rappeler à l'industrie que l'amour ça existe, que ce n'est pas sale même quand c'est charnel, et qu'il faudrait s'en saisir si l'on ne veut pas se retrouver uniquement avec "des jeux Disney tout joyeux". En effet, "les développeurs sont terrifiés à l'idée de mettre du sexe dans leur jeu, ce qui pourrait leur valoir un classement Adults Only". Or, pour rappel, un label AO est synonyme aux États-Unis d'exclusion de grandes chaînes comme Wal-Mart ou Best Buy. Ce qui expliquerait selon elle les flops de jeux comme le dernier Leisure Suit Larry ou 7 Sins. Quitte à ruer dans les brancards, elle aurait pu aussi dire que parfois, les jeux moisis sont boudés par les consommateurs, mais tant pis.
Du coup, la dame a pointé du doigt l'ESRB, qui sur cette thématique se rapprocherait d'un comité de censure, empêchant par exemple la viabilité d'un jeu éducatif à destination des adolescents, lequel serait automatiquement réservé à leurs parents. Notez que ce serait bénéfique pour les psychologues, mais ce n'est pas la question. Bref, même si Brenda se gausse des polémiques liées à Mass Effect et God of War: Chains of Olympus (presque aussi hardcore que du Happy Days, dit elle), elle trouve la situation dramatique et considère l'Allemagne comme un exemple en la matière. Pourquoi ? Parce que les salopettes bavaroises, c'est le summum du chic, et que le pays se préoccupe uniquement de la violence. Malheureusement pour Brenda, elle aurait sans doute plus de succès dans son entreprise si elle ressemblait à Jade Raymond. Le monde est ainsi fait.