Lost: Via Domus est disponible en magasin. Toutefois, même si vous êtes un fan absolu de ce Koh-Lanta hollywoodien et qu'il ne coûte qu'une trentaine d'euros, je ne saurais trop vous conseiller d'attendre l'avis d'un collègue expert comme Gringo la Grignotte avant de vous ruer sur cette adaptation. Mais pourquoi Arthur ?
Parce qu'un nouveau trailer est là, assorti de deux "developers diary" (pif et paf) et que ça s'annonce, à vue de carotte, fidèle mais ennuyeux. Les physiques des acteurs, les répliques de leurs personnages, les décors (Black Rock, base sous-marine, jungle...), les flashs-back interactifs, les tics de réalisation, les mystères (la fumée noire, les Autres...) : il semble bien que les petites mains d'Ubisoft ont tout fait pour marcher dans les clous et grattouiller le menton des adeptes. La preuve, même en jeu vidéo, Jack Shepard est un médecin surpuissant, capable d'affirmer très vite qu'une amnésie est peut-être due à un crash d'avion. Revers de la médaille, le mélange d'exploration libre mais un peu cadrée quand même, d'énigmes, d'action allégée et de dialogues qui ne mènent nulle part n'a pas l'air des plus épicés en termes de gameplay.
Ça sent un peu le Fahrenheit de David Cage (si je le jette, ça fera peut-être une cagette) quoi, mais j'ai peut-être tout faux, qui vivra verra. Sinon, Nicolas Eypert et son accent anglais absolument terribeul n'ont apparemment pas été retenus pour le doublage. Et ça, c'est assurément le plus dommage.
D'autant que Fahrenheit fut peut-être un gros pétard mouillé mais intrinsèquement, il reste honorable. Puis David Cage, c'est un peu notre Molyneux national.