L'homme qu'on ne doit plus appeler CliffyB, à moins de vouloir être frappé d'une malédiction plus terrible que celle des Kennedy, n'a pas sa langue dans sa poche et ses détracteurs le lui rendent bien. Interrogé par CVG à propos de la pression que lui imposait un projet comme Gears of War 2, dont il est la figure de proue, Cliff a prouvé que s'il était tatoué et perpétuellement armé d'une tronçonneuse, c'est parce qu'il était un vrai risque-tout.
"Si j'avais eu cinq cents chaque fois que l'on m'a traité de pédale sur Internet, je pourrais prendre ma retraite. C'est comme ça que sont les fans parfois; vous faites du bon boulot et ils vous attachent à une chaise et vous trimballent dans les rues. Vous merdez une seule fois et ils sont les premiers à vous rouler dans de la tarte et des plumes, et c'est le risque que je prends quand je m'expose". Il voulait sans doute parler de goudron plutôt que de pâtisseries, mais la typo est tellement belle qu'on va faire comme si de rien n'était.
Voilà en tout cas de quoi atténuer les jérémiades de bien des opprimés, qui estiment qu'ils sont les seuls à avoir des problèmes. À part ça, entre deux "shit" et "bigger, better and more badass", on n'apprend pas grand-chose dans cet entretien, si ce n'est que le fameux "meat shield" (utiliser le corps d'un ennemi vaincu comme bouclier) sera utilisable en multi. Et que les développeurs sont des "professeurs", qui doivent imposer des règles quant à la façon dont on joue à leur jeu. Pas sûr que cela rassure ceux qui s'alarment déjà de la violence du titre.