Malgré l'état de béatitude d'une poignée de fans de hack & slash, force est de constater que Hellgate: London n'a pas été le carton annoncé. Inscrit au top 5 des lancements les plus foireux par 1UP et à l'origine du terme Flagshipped, qui désigne un jeu dans lequel un développeur place beaucoup de promesses non tenues, le jeu de Flagship Studios évoluait depuis quelque temps sous le radar.
Jusqu'au début du mois de mai 2008, où Guy Somberg, programmeur pour le studio, a posté sur son blog un billet (retiré depuis mais lisible ici) pour le moins inquiétant. Guy y évoquait une ambiance de travail "dépressive", pas uniquement en raison du succès mitigé du jeu ou des incessantes critiques des joueurs, mais à cause de départs successifs au sein de l'équipe. Des programmeurs, des artistes, des comptables : selon ses dires, il allait bientôt être le seul rescapé du groupe originel en charge de la programmation. Conclusion : "Je suis en train de me consumer sur Hellgate." Pourtant, en dehors de la communauté, cet épisode n'a pas fait réagir grand monde, à l'exception notable des confrères de Kotaku, qui ont décidé d'aller à la pêche au discours officiel en la personne d'Ivan Sulic.
Comme l'on pouvait s'y attendre, tout n'irait pas si mal. Oui, il y a bien eu quelques départs (cinq ou six, pas forcément dus à l'échec critique) et oui, les retours ont un peu miné le moral de la troupe, mais rien de dramatique, "la routine" allant bon train. Même Somberg minimise ses propos et préfère insister sur le succès rencontré par le jeu en Corée, où son lancement a été l'un des plus réussis depuis 3 ans. Allez comprendre.
Alors là, normalement, je devrais m'excuser, comme tant d'autres, d'avoir été dur avec Hellgate: London et de ne pas avoir pensé à la douleur des passionnés qui ont essayé de nous entuber bossé dessus. Eh ben non, je n'en ferai rien et je vais plutôt me trouver un groupe de Coréens pour me moquer.