Attendu à la fin du mois d'août sur Xbox 360, Too Human est le premier volet d'une trilogie où la mythologie nordique rencontre la science-fiction, sur fond d'Unreal Engine et d'un gameplay entre le beat-them-all et le RPG. Mais pour être franc, ce n'est pas pour vous le présenter en détail que je vous en parle, c'est plutôt pour vous faire partager le parfum de soufre qui l'embaume.
En développement depuis 1999, le jeu de Silicon Knights (Legacy of Kain) a longtemps été présenté comme un truc colossal qui allait faire briller la ludothèque de la console de Microsoft. Jusqu'à ce que le bidule se dévoile et que les opinions à son sujet commencent à sérieusement diverger. Une réputation en dents de scie qui a atteint son point d'orgue lorsqu'un modérateur d'Eurogamer a récemment déclaré sur les forums du site que le NDA du jeu était si contraignant qu'il allait à l'encontre de ses Droits de l'Homme. Et pour cause, selon lui, Too Human est le pire jeu auquel il ait joué depuis au moins 5 ans (Beowulf inclus) : "histoire douloureuse", "combats répétitifs", "des graphismes qui ne seraient pas déplacés sur une console de la génération précédente" et des animations réalisées par un mec qui venait de lire "Les keyframes pour les Nuls".
Des paroles qui ont dû ravir Denis Dyack, président du studio, si confiant que quelques jours auparavant, il est allé défier les internautes de NeoGAF : ceux-ci ont dû se prononcer pour ou contre le jeu afin que, au moment de la sortie, tous ceux qui n'y croyaient pas soient sous-titrés "Owned by Too Human" si le jeu est bien reçu, tandis que Dyack aura droit à un "Owned by NeoGAF" de la part des "trolls pleureurs" si son jeu est moisi. Une tactique couillue, qui risque toutefois de lui valoir une place, dans le pire des cas, aux côtés de John "Daikatana" Romero. C'est une façon comme une autre de rentrer dans l'Histoire.