Haha ! Enfin ! Depuis quelques heures, la rédaction de Canard PC est vide : les deux derniers irréductibles, Émile Zoulou et Half, viennent de partir en vacances pour deux semaines de farniente bien méritées, rejoignant ainsi le reste de l’équipe. Bref, me voilà tranquille pour vous parler une dernière fois de ma méthodologie de tests d’alimentations. Pourquoi une dernière fois ? Pour deux raisons. Tout d’abord, parce que chez Canard PC, on a pour ambition de vous offrir le meilleur, et qu’à ce niveau, les prochains tests d’alimentations que nous proposerons seront basés sur ce qui fait de mieux en matière de banc de test.
À notre connaissance, le matériel déployé dans le laboratoire de Canard PC est désormais au moins au niveau (souvent supérieur) à celui que l’on trouve chez les meilleurs sites de tests (HardOCP, Hardwaresecret ou JohnnyGuru) et peut se comparer aux bancs de tests Chroma coûtant plusieurs centaines de milliers d’euros utilisés dans les centres de R&D des fabricants. Eh ouais, ça en jette. La deuxième raison pour laquelle vous n’entendrez plus parler de ma méthodo de tests d’alims avant un bail, c’est parce que les alims, c’est bien, mais qu’il faut aussi parler du reste et, à ce sujet, mes prochaines victimes seront les processeurs et les cartes graphiques.
Mais revenons donc à ces évolutions importantes que j’ai hâte de vous détailler. Oui, parce que c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Parlons d’abord de la charge. Jusqu'à présent, nous utilisions un modèle de Transistors Device capable de générer une charge de 150 watts sur chacun de ses 4 modules. Dorénavant, nous utiliserons le top en la matière, c'est-à-dire un mainframe 6050A d’Agilent Technologies (ex-HP) doté de 6 modules totalisant 1200 watts. Ce monstre (plus de 12.000€ à sa sortie), entièrement programmable, permet de simuler une charge strictement identique à celle d’un CPU ou d’un GPU récent, jusque dans les moindres détails. Plus de précisions sur la chose sont disponibles dans la mise à jour de la méthodologie.
Autre composant largement amélioré : le power analyzer. Cet instrument permet de mesurer tous les paramètres d’une ligne électrique comme la puissance, le power factor, les harmoniques, etc. Cette fois, nous avons créé un appareil sur mesure, basé sur un Enerium 150 du fabricant français Chauvin-Arnoux. Cet instrument, le CPC Advanced Power Analyzer (w00t !), est équipé d’énormes filtres et de tout un tas de connecteurs et de boutons marrants pour simplifier la vie du testeur. Il est également doté d’une prise Ethernet afin de pouvoir être contrôlé à distance.
Enfin, pour faire fonctionner tous ces instruments de concert, nous avons créé le CPC ALB, un logiciel chargé de configurer directement l’ensemble des charges et autres appareils de mesure. Celui-ci est désormais capable d’effectuer une bonne partie de la centaine de mesure que nous effectuons sur chaque alimentation de manière complètement automatique. Le temps nécessaire à l’ensemble des tests passe ainsi de 10h à 1h30, un gain considérable.
Terminons ce long laïus par une séance de sincères remerciements. J’aimerais donc remercier Anthony Rabine, ingénieur chez Chauvin-Arnoux de son état, qui n’a pas hésité à nous aider gracieusement en nous fournissant l’Enerium dont je vous parlais plus haut, un firmware customisé aux couleurs de CPC et un tas d’autres machins passionnants. En le remerciant, j’en profite aussi, en mon nom et en celui de toute l’équipe de CPC, pour exprimer ma gratitude envers tous les lecteurs qui nous ont aidés (ou nous aiderons) spontanément en nous offrant un peu de leur temps, de leur connaissance ou tout simplement en nous lisant fidèlement. La communauté exceptionnelle du magazine et du site fait partie intégrante de "l’esprit" CPC, et votre soutien constant mérite notre plus grande estime.
Merci donc à Anthony et plus largement, merci à tous.